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Affichage des articles associés au libellé Vincent Pérazio

Voyage imprévu

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Tout commence mal. Les ratés s'enchaînent mais, au final, mènent à une situation qu'on savoure car totalement inespérée.  Je ne me lasse jamais de cette gare. Ce mardi 23 janvier, je refais ma liste. Encore et encore pour ne rien oublier. Nous avons prévu un atelier gourmand au lycée des garçons, à Miskolc. Un atelier de cuisine française sans prétention, pour les amateurs de notre langue tant aimée et de plaisirs culinaires. Au programme : galette des rois, avec la fève et les origines de cette fête croustillante. Il faut du beurre, de la poudre d'amande, du sucre, des oeufs, une fourchette, un pinceau ou une spatule molle, un bol, un fouet, et des pâtes feuilletées. Deux, une pour le dessous, l'autre pour le dessus. J'ai acheté ces dernières en France car elles sont rares en Hongrie.  Elles sont fraîches et il est indiqué sur l'emballage : "Feuilletez autre chose que de des magazines" (je tairai la marque). Nous sommes au point avec ...

Arte, les dessous d’un tournage (2)

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A Pest, de l'or et du soleil Grâce au professionnalisme de Vincent Pérazio et Sébastien Thiébot, de Grand Angle Productions, la semaine annoncée catastrophique s’avérera pleine de surprises. A Budapest, nous buvons à la santé de Tokaj ! Sur les bords du Danube. Là, j'ai failli tomber à l'eau. La pluie ne cessa de tomber le dimanche aussi. Je pris le train pour Budapest, afin de rejoindre mes deux acolytes et commencer le tournage. Je leur avais fixé rendez-vous au Két Szerencsen, QG des bobos budapestois, cuisine hongroise revisitée dans une ambiance calfeutrée et chaleureuse. Je fus bavarde, évidemment. A part la douche incessante, tout se profilait à merveille, les rendez-vous étaient pris, les lieux trouvés. Je leur avais concocté une semaine riche, rencontres de producteurs, visites de caves très particulières et les fameuses archives de Sátoraljaújhely qui nécessitaient des démarches pointues. A Budapest, les deux gars savaient ce qu’ils voulaient. Un plan d...

Arte, les dessous d'un tournage (1)

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Grosse pluie sur la 37 C'était le 17 octobre 2015. Il pleuvait des cordes. J'avais rendez-vous avec István Szepsy, à Mád. Le vigneron était dans une phase dépressive - la morosité du ciel aidant sûrement - et il se confia à moi, comme il lui arrive de le faire, autour d'un verre dans son fief,  l'Első Mádi Ház, un café au style italien à l'entrée de la bourgade. Il faisait le point sur les vingt dernières années, à l'aide d'un crayon et d'un papier sur lequel il dessinait des courbes et des chiffres, et se posait plein de questions sur l'avenir et les nouvelles directions à prendre pour ses soixante hectares de vignes et ses vins. Habitué à rebondir - il n'est pas le plus impressionnant et le plus respecté des producteurs de Tokaj pour rien -, il me dressa, dans un nouvel élan, un tableau enthousiaste et plutôt culotté de son projet : faire des Aszú de Crus, et les vendre en petites quantités à des prix astronomiques. Bouche à l'enver...