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Affichage des articles associés au libellé Olaszliszka

Avoir 20 ans en 2020

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Augustin est né le samedi 13 mai 2000 à 6h45. Enfant du siècle, bébé du millénaire, il fut notre cadeau commun à Samuel et moi. Ce petit miraculé a la chance extraordinaire d’avoir 20 ans en 2020. Voilà pourquoi. Augustin à deux ans avec son doudou livre tient la main d'Augustin de 20 ans. Samuel est né le 3 mai, moi le 23. Alors quand Augustin a pointé son nez le 13 mai au petit matin, à la date prévue, ce fut pour nous un double miracle. Le seul fait de naître, d’abord, et d’arriver parmi nous sans séquelle (ce n’était pas gagné). Ajouté à cela, le fait d’arriver pile entre nos deux anniversaires et pile le jour prévu (la naissance était supputée depuis le début pour le 13 mai) ce qui, j’avoue, en étonna plus d’un. Nous fîmes même, Augustin et moi, l’objet d’une brève dans le journal où je travaillais à l’époque, brève qui signalait l’exceptionnelle ponctualité de la maman (merci Chantalou !). Du jamais vu. Je tiens à souligner qu’une naissance ne se commande pas, donc m...

L’Europe en notes justes

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Éva Szathmáry a trouvé le filon. Avec quelques piliers du philharmonique de Budapest, la responsable des relations humaines de l’orchestre national fait la tournée d’une quarantaine d’écoles à travers la Hongrie. Pour sensibiliser les jeunes à la musique classique. Le jeune homme, costard noir et chemise blanche sous une mini barbichette, se tient droit sur scène. Le cor levé, brillant de mille feux dans l’éclairage du spot. D’un son limpide et élégant, il joue quelques notes évocatrices. La pièce vibre. Toutes les mains se lèvent : « Star Wars, Star Wars », hurle-t-elle en cœur. Aux premiers rangs, les petits, les maternels. Aux rangs suivants, les primaires. Derrière, enfin, les collégiens. La salle des fêtes est pleine. L’orchestre philharmonique de Budapest (Nemzeti Filharmonikus Zenekar) est là, aujourd’hui, à Olaszliszka, de 14h00 à 15h30. Objectif de ce programme subventionné par l’Union Européenne : rappeler aux jeunes que la musique classique existe et qu’elle vaut le c...

La fin du civet

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Un petit lapin, c'est rien me diriez-vous, tout juste bon à manger. Combien de fois vous m'avez dit : on le mange quand ton civet, ce soir ? Mais Perle n'a jamais eu de gras. C'était sous son pelage de flocon un petit tas d'os anguleux. Elle passait sa vie à grignoter, pourtant. Perle a passé la plus belle journée de sa vie, hier. Elle a plongé son corps dans l'herbe fraîche, à l'ombre d'un soleil encore brûlant. Et, allongée, elle a grappillé autour d'elle les feuilles de trèfle qui étaient à sa portée. Elle souriait. Ce matin aussi, elle souriait, allongée dans sa cage. Mais son nez gris ne frémissait plus. Elle allait avoir six ans et demi. Perle est arrivée chez nous en plein hiver, en février 2013. Elle était née le 7 décembre, le jour de la Sainte Ambroise. C'était une portée de petites boules blanches, des mâles et des femelles. Mehdi avait choisi la plus petite. Elle tenait au creux de sa main de gosse de onze ans. On l'av...

Quand nos coeurs meurent et revivent

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Pendant que le coeur de Paris s'effondrait, celui de ma mère se remettait à vivre. Etrange coincidence du temps et de la vie. Notre Dame, notre chère dame. Maman fut opérée - pour la pause d'un TAVI (transcatheter aortic valve implantation) - juste avant que les premières flammes de Notre Dame ne se déclarent. Je n'étais pas sur place. Je peux imaginer le spectacle douloureux et brûlant de notre belle cathédrale en feu, retransmis à la vitesse de l'éclair par tous les médias - France Inter et réseaux habituels. Nous avons tous été secoués. J'ai attendu, tout en regardant la pointe s'effondrer à travers vos posts - des nouvelles du bloc opératoire d'un hôpital proche de Versailles. Elles sont venues bien après. "Elle va bien". C'est tout ce que j'ai pu savoir. "Elle va bien". Ma mère. Ohhh, elle bien jeune cela dit, 88 ans de chair et d'os (et d'un sacré caractère) ! Si jeune, comparée aux presque mille ans de la dame...

Etoiles d'ici et d'ailleurs

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Pourquoi ? Pourquoi avoir quitté les étoiles des Champs Elysées pour s'installer à Olaszliszka ? Combien de fois m'a-t-on posé la question. On ? Des parents d'élève (hongrois), essentiellement. Paris, la Ville Lumière, qui attire la Terre entière, le symbole de l'amour, du romantisme, de la mode, de la beauté, de la gastronomie, des palaces et des grands restaurants, cetera cetera... Alors qu'Olaszliszka... Village paumé au bout de l'Europe de Schengen, à la frontière slovaque et ukrainienne. Village petit, village tsigane, village maudit, village meurtri. Le visage du parent forme alors une grimace. Ce rictus qui accompagna longtemps le nom de la commune. Je baisse les yeux. J'ai mal. Mal pour "mon" village. Mais cela ne dure pas. Je les relève et là, je dis, très distinctement, pour bien me faire comprendre de mes amis magyars, "A Olaszliszka aussi, on a des étoiles." J'ai posé mes dicos à Olaszliszka en 2004. Les dicos, exis...

Le vertige de la page noire

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Voilà ce qui arrive quand on a trop de choses à raconter. Le vertige de la page noire, comme dit Augustin, notre fiston de 17 ans qui est à Pékin pour une année scolaire. On lui a demandé de nous poster tous les dimanches un Long-Courrier de Chine, prolongement de notre Long-Courrier familial, un journal à parution variable né avec notre faire-part de mariage, il y a dix-huit ans. Augustin nous raconte ses aventures de Pékinois, mais il a problème : trop de choses à écrire, pas de temps pour le faire. Tiens, les chiens ne font pas des chats. L'écriture, c'est de la matière, de l'inspiration, mais c'est aussi de la rigueur, une vraie rigueur. Les bons auteurs le savent et c'est grâce à cette exigence qu'ils sont édités. Autrement dit : avoir des choses à raconter, c'est bien, mais le faire vraiment, c'est mieux. Notre Chinois d'adoption s'y tient. Quant à sa mère... Ce Blog, cela fait des années que je l'imagine. Que je le tourne et le re...